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Revista Romana de Psihanaliza
Publicatie a Societatii Romane de Psihanaliza,
Grup de Studiu IPA
DE L'UTILITE DU PSYCHODRAME PSYCHANALYTIQUE QUAND IL N'Y A PLUS DE TIERS REPRÉSENTÉ
François Ladame1
[Psychanalyste, Société suisse de psychanalyse]
Après avoir rappelé brièvement les origines du psychodrame et du
psychodrame psychanalytique, j'en décris les principes généraux et les
particularités techniques. Je m'arrête ensuite aux différences fondamentales
entre le cadre psychanalytique classique et celui du psychodrame. Une
illustration clinique met en lumière les indications spécifiques du
psychodrame et son intérêt dans les situations cliniques qui nécessitent de
figurer le tiers quand celui-ci ne peut plus être représenté.
Un peu d'histoire
Le psychodrame désigne un jeu dramatique de scènes réelles ou imaginées
qui tend vers un but thérapeutique. Il prend naissance en 1923 lorsque
Moreno, alors étudiant en médecine et passionné de théâtre, propose un
« théâtre de la spontanéité » dont il pressent le potentiel curatif. Dans
l'élaboration de la technique qui s'appellera plus tard psychodrame, Moreno
s'est inspiré de la maïeutique de Socrate, de la catharsis d'Aristote, des débuts
des psychothérapies de groupe, mais aussi des enseignements d'Isadora
Duncan et Stanislavski, tous deux maîtres incontestés dans l'art de l'expression.
De très nombreuses formes de psychodrame ont vu le jour et répondent
à des indications et à des objectifs différents. Le psychodrame
psychanalytique est l'une d'entre elles. C'est une méthode de traitement des
troubles psychiques et d'investigation du fonctionnement mental qui se
fonde à la fois sur l'expression dramatique et sur l'élaboration des
processus qui sous-tendent la dynamique de cette expression. L'utilisation
du transfert et son interprétation différencient cette forme de psychodrame
de toutes les autres. Ce « mariage » inattendu a été rendu possible grâce à
un détour par la psychanalyse des enfants.
En France, Monod, formée aux États-Unis par Moreno, tenta dès
1946 l'expérience du psychodrame avec des enfants en difficulté scolaire,
ce qui éveilla l'intérêt de psychanalystes comme Diatkine, Lebovici, les
Kestemberg et Dreyfus Moreau par ailleurs attirés par la psychanalyse de
l'enfant. De façon tout à fait originale, ce groupe de psychanalystes
chercha à conjuguer les deux techniques. Deux variantes du psychodrame
psychanalytique vont se développer : le psychodrame de groupe et le
psychodrame individuel. Je ne parlerai que du second car c'est le seul dont
j'aie l'expérience.
Aspects pratiques du psychodrame
Le psychodrame psychanalytique individuel met à la disposition d'un
seul patient un groupe de quatre à huit cothérapeutes, également répartis
entre hommes et femmes, avec un directeur de jeu. Une variante se limite
à mettre en présence un patient avec un couple de thérapeutes.
C'est le patient qui propose la scène, ou du moins le thème à partir
duquel la scène s'organisera. Il spécifie les rôles qu'il souhaite introduire
dans le jeu, et les distribue, à lui-même et à ceux des cothérapeutes avec
lesquels il souhaite jouer. Si le patient peut jouer tous les rôles, y compris
le sien, les cothérapeutes ne peuvent pas se jouer eux-mêmes.
Le lieu où se déroulent les séances de psychodrame doit offrir la
possibilité d'aménager deux espaces distincts : celui de l'échange verbal,
avant et après les scènes, et celui du jeu, ce dernier suffisamment spacieux
pour permettre la présence simultanée de plusieurs acteurs susceptibles de
se mouvoir. Il n'y a pas de décor et les accessoires nécessaires pour les
scènes sont nommés et simplement imaginés.
Il est important qu'il y ait assez de cothérapeutes pour que tous ne
participent pas au jeu et que certains d'entre eux puissent intervenir ex
abrupto dans la scène s'ils en ressentent la nécessité.
Il appartient aux cothérapeutes de « rêver » le scénario qui leur est
proposé, en associant, en imaginant, en s'appuyant sur leurs capacités
d'identification au patient et à ses imagos, tout en restant attentifs à
maintenir vivante - ou à ranimer - la conflictualité psychique. Quand
le patient ne laisse aucun écart entre un événement vécu et la scène
proposée puis jouée, c'est à eux qu'il appartient d'introduire cet écart pour
favoriser l'instauration d'un espace de pensée.
Les principes généraux à la base de l'organisation du jeu sont de trois
ordres : 1) maintenir le conflit présent ou l'introduire ; 2) figurer
différentes instances psychiques sur une même scène ; 3) respecter le
scénario proposé par le patient tout en prenant des libertés par rapport à
ce même scénario. Ils sont mis en pratique à l'aide de techniques de jeu
particulières. La tentation, difficile à éviter car elle découle de la formation
psychanalytique elle-même, consiste à privilégier les mots par rapport au
jeu, comme si le cothérapeute formé au départ à la psychanalyse classique
était toujours plus à l'aise dans son cadre familier, celui de la
psychothérapie ou de la psychanalyse qui donnent la préséance aux mots.
L'indication au psychodrame individuel est souvent posée par défaut,
lorsque toute autre forme d'aide psychologique semble trop menaçante. Le
psychodrame a pourtant des indications spécifiques, en particulier à
l'adolescence, lorsque la fonctionnalité du préconscient est mise à mal.
Différences entre cadre psychanalytique classique
et cadre psychodramatique
Le cadre psychanalytique classique suppose (règle implicite) que le
patient établisse une démarcation a minima entre l'analyste en tant
qu'objet de transfert et la personne de l'analyste, qu'il ait donc la possibilité
d'accepter (et de représenter) le tiers. Le travail porte sur l'ici et maintenant
tout en renvoyant à un ailleurs, dans un autre temps avec une autre
personne. Malheureusement, l'expérience clinique montre que cette
exigence n'est pas toujours remplie et que des patients en traitement
analytique, en raison de leur organisation psychique ou bien sous l'effet de
la régression induite par la cure, n'ont pas ou n'ont plus accès à un espace
psychique à trois dimensions. L'intérêt du psychodrame est de constituer
un dispositif d'où le tiers ne peut à aucun moment être « exclu ».
À l'adolescence, compte tenu des remaniements psychiques imposés par
la puberté et de l'inévitable va-et-vient entre mouvements progressifs et
régressifs, la stabilité de la fonction tierce est souvent compromise, à
l'instar de ce qui se produit avec l'épreuve de réalité. Le psychodrame
représente donc un outil particulièrement précieux, que ce soit comme
unique modalité thérapeutique ou bien, comme nous avons pris l'habitude
de le faire à Genève, en complément d'une psychothérapie individuelle
(Ladame et Perret-Catipovic, 19982).
Les principales différences entre le cadre de la cure classique et celui du
psychodrame concernent la place dévolue aux perceptions (principalement
visuelles) et à l'action. Dans le cadre psychanalytique classique, les
perceptions du monde environnant sont supprimées dans une large
mesure et la motricité est prohibée : l'analysant est étendu sur un divan, il
ne voit pas l'analyste, les stimulations visuelles sont réduites au minimum
et le peu de ce qui est vu est aussi invariable que possible. On admet par
hypothèse que cette « coupure » des perceptions du dehors va permettre
une meilleure perméabilité à ce qui vient du dedans et une plus grande
liberté de circulation des représentations. Le cheminement se fait du plus
« au-dedans » vers le dehors, c'est-à-dire des pensées les plus inconscientes
vers les pensées conscientes. Mais il ne se poursuit pas jusqu'à son terme
naturel, l'action, déclarée hors-la-loi par le protocole de la cure. Le modèle
psychanalytique classique suppose donc la possibilité de pouvoir « jouer »
avec les fantasmes, à l'abri de « parasites » excessifs de la réalité extérieure,
dans un espace de rêverie contenant des pensées imaginaires.
Ce jeu subtil et fascinant avec les représentations ne va cependant pas
sans certaines conditions. Le préconscient doit être à la fois suffisamment
perméable et suffisamment fonctionnel pour laisser passer les
représentations inconscientes (représentations de chose ou « images »
dynamisées par l'activité pulsionnelle) tout en les liant pour atténuer leur
charge énergétique. Comme le psychanalyste travaille sur les représentations,
il a besoin que la capacité de symbolisation de son patient soit
préservée. D'où l'impasse dans laquelle nous pouvons nous trouver quand
nous avons affaire à des patients chez qui la suppression des perceptions
ne favorise en rien le frayage vers le monde des représentations, voire
produit le résultat opposé, c'est-à-dire une sidération de l'activité
psychique.
Le psychodrame propose un parcours inverse de celui des thérapies
psychanalytiques classiques : il débute par l'action (le jeu) pour amener,
dans un deuxième temps seulement, à penser ce qui vient d'être joué et
éveiller les fantasmes, conscients et inconscients. Tout en jouant, le patient
peut faire l'expérience du « faire semblant » du jeu et, par là même,
retrouver la double réalité du monde imaginaire et du monde sensible. Un
espace est réintroduit entre les deux dimensions de la réalité, un espace de
symbolisation qui suppose, à défaut d'un tiers figurable, un tiers figuré.
Comment cela est-il possible ? La réponse tient probablement à plusieurs
des caractéristiques du psychodrame.
Le cadre même constitue, avec la présence du groupe des cothérapeutes,
un dispositif de contenance rassurant. Le jeu psychodramatique ne fait pas
intervenir un patient tout seul mais un patient en interaction avec plusieurs
cothérapeutes. Les bribes de récit proposées par les patients, leurs idées
éparses, fragmentaires ou « concrètes » ne deviennent scénario
fantasmatique que grâce à la rêverie puis au jeu des cothérapeutes.
Je résume les grandes différences entre un cadre thérapeutique classique
et celui du psychodrame :
1) dans le psychodrame, le temps du jeu est différencié du temps de la
parole. Dans le temps du jeu, ce qui est proposé au patient est de l'ordre
du vu et de l'entendu, mais surtout de l'éprouvé corporel (le jeu mobilise
le corps et les affects).
2) Grâce à la disponibilité de plusieurs cothérapeutes, la technique du
jeu psychodramatique consiste à offrir au patient un regard pluriel ou
contradictoire d'un même « événement » psychique dans les situations où
le conflit n'est tout simplement pas pensable.
3) Dans son dispositif même, le psychodrame inclut une fonction
tierce. Le patient est successivement en relation, sous le regard des
cothérapeutes, avec un directeur de jeu avec lequel il parle mais ne joue pas
et avec le groupe des cothérapeutes avec lesquels il joue, mais sous le regard
du directeur de jeu auquel il sait pouvoir faire appel en cas de nécessité.
Chez des adolescents effrayés par leur propre fonctionnement psychique
et ce qui est susceptible d'en surgir, le psychodrame me paraît la technique
la plus aisée pour introduire un espace de jeu entre fantasme et réalité.
C'est souvent même la seule solution avec des patients qui se risquent à
venir nous demander une aide tout en se montrant terrorisés par les
dangers d'un lien de dépendance à un thérapeute unique.
Illustration clinique : David
Ce jeune homme de 19 ans est arrivé chez un thérapeute familiarisé avec
les indications du psychodrame sur l'injonction de sa mère, inquiète de son
mal-être affiché, de son apragmatisme, de son retrait social et de sa
difficulté - pour ne pas dire impossibilité - à savoir qui il est. David
venait de lâcher une école où il tentait une fois encore de terminer ses
études secondaires et il ne faisait absolument plus rien. Le collègue appelé
au secours venait ajouter son nom sur la longue liste des « psys » de toute
obédience qui avaient été sollicités depuis des années, ici ou ailleurs, et
dont les interventions avaient connu un succès plus que mitigé...
Le défaut de construction identitaire est apparu flagrant à notre collègue,
mais celui-ci peinait à formuler des hypothèses diagnostiques plus précises.
L'éventail complet des troubles psychiatriques avait déjà été évoqué au gré
des consultations et des évaluations antérieures. David pouvait
apparemment se couler dans tous les moules, autant dire dans aucun.
Les entretiens individuels ont montré une bascule permanente entre les
positions inconciliables du « je ne peux rien » et du « je peux tout ». Sur le
plan clinique, le jeune homme oscillait entre des moments de quasi
effondrement narcissique, susceptibles de conduire à une hospitalisation,
et des moments où l'accrochage à une mégalomanie infantile jamais
dépassée, prise pour argent comptant, lui tenait lieu de prothèse et lui
permettait de donner temporairement le change grâce à un côté « pseudo
», sans affect mais adapté en surface aux normes sociales de son milieu. Où
donc se cachent les identifications, se demandait notre collègue, en
particulier les identifications paternelles, qui auraient pu servir de socle à
la construction de l'identité ? La figure du père était la grande absente dans
toute cette affaire.
David avait été adopté tout petit. Son père biologique était mort et son
père adoptif déclaré tel par le patient, qui prétendait ne plus rien avoir
affaire avec lui. D'où un huis clos entre mère et fils auquel David se
cramponnait, un peu comme la misère au pauvre homme, tout en le
sapant.
Dans ces circonstances, une exploration psychodramatique s'imposait,
dans un souci de clarification tant diagnostique que thérapeutique. Avec
l'accord de David, notre collègue a présenté l'histoire du patient et les
enjeux actuels à toute l'équipe du psychodrame, après quoi celle-ci s'est
montrée prête à relever le défi.
David a participé à six séances de psychodrame, accompagné de son
thérapeute référent, spectateur silencieux, en retrait de l'espace de jeu, avec
lequel il a eu la possibilité, entre chaque séance, de reparler des impressions
laissées en lui par les différentes scènes jouées.
Je ne vais pas parler de ces séances en détail. En référence avec le
thème de cet article, je me limiterai à évoquer une scène, jouée lors de la
3e séance, qui illustre particulièrement bien l'intérêt du psychodrame
avec les patients adolescents. Dans les scènes proposées jusque-là par
David, et préparées avec l'aide du directeur de jeu, son père était
systématiquement un père hostile et dénigrant son fils. Lors de la scène
qui précède celle que je vais détailler, l'un des psychodramatistes s'était
introduit spontanément dans le jeu comme « double » du père et, en
contraste avec le père « officiel », avait joué un père nostalgique de la
relation passée avec son fils et des moments tendres qu'ils avaient
connus. Dans le commentaire de cette scène entre David et le directeur
de jeu, celui-ci s'étonne de l'apparente absence de tous souvenirs
agréables entre fils et père. Sur quoi le patient lui répond : « Ah! Je viens
justement de repenser au voyage que mon père m'a offert quand j'avais 13
ans. Nous étions partis ensemble voir un match de foot! ». Qu'à cela ne
tienne, reprend le directeur de jeu, qui propose à David de jouer une
scène où son père et lui parleraient, aujourd'hui, de ce souvenir. Le
patient accepte, choisit de jouer son propre rôle et confie celui de son
père à l'un des cothérapeutes. Dans le jeu, David interagit avec son père
d'une manière absolument surprenante pour nous tous. Ce patient avec
si peu d'affects est rempli d'émotion quand il évoque ce moment partagé
il y a plus de six ans avec son père, sa joie et sa fierté d'être parti seul avec
lui, en laissant à la maison une maman qui n'aime pas particulièrement
le football... Le père joué par l'un de nos collègues exprime de son côté
le regret que son fils ne lui demande plus rien.
Cette scène, qui a permis de figurer un père forclos soutenant et fier de
son fils, a été suivie d'une mutation importante dans le fonctionnement de
David, à la fois dans le cadre des rencontres individuelles avec son thérapeute
et dans la vie quotidienne. Bien évidemment, les difficultés, sérieuses et
anciennes, du patient n'ont pas été résolues pour autant. Le psychodrame
n'est pas une baguette magique. Mais la possibilité de figurer dans l'espace
de jeu ce père évanoui de la scène psychique du patient, c'est-à-dire de le
rendre perceptible, a ouvert un espace pour penser qui faisait alors défaut.
Psychodrame et psychothérapie individuelle
Dans l'approche que nous avons développée à Genève (Ladame et
Perret-Catipovic, op. cit.), le psychodrame psychanalytique individuel et
une psychothérapie psychanalytique individuelle ne sont pas mutuellement
exclusifs. Il arrive qu'une psychothérapie s'enlise, se referme sur ellemême,
« meure », à partir de résistances apparemment insurmontables, du
côté du patient comme du côté du thérapeute. Parfois, en quelques
séances, le très puissant potentiel mobilisateur du psychodrame est à
même de relancer le fonctionnement psychique des deux protagonistes et
de redonner vie à une psychothérapie individuelle.
Pour que patient et thérapeute bénéficient au mieux de cette
intervention, le thérapeute doit être présent au psychodrame, même s'il
n'est pas question, bien sûr, qu'il y joue ni qu'il y prenne la fonction de
directeur de jeu. Sa présence silencieuse, en tant que « spectateur » à l'écart
de l'espace de jeu, garantit un lien entre les différentes formes de traitement
proposées et prévient des clivages toujours possibles ; elle lui donne accès
à une expérience vécue en commun avec son patient, dont tous deux vont
garder le souvenir et s'y référer dans la suite du travail psychothérapique.
Pour conclure
Les situations où le tiers n'est plus représenté sont certes courantes à
l'adolescence, mais elles ne sont pas aussi exceptionnelles qu'on pourrait
le souhaiter dans la clinique de l'adulte, en lien soit avec des
caractéristiques psychopathologiques, soit avec une régression
conjoncturelle. Le psychodrame psychanalytique individuel a le grand
avantage d'offrir un cadre d'où le tiers ne peut à aucun moment être exclu
puisqu'il est figuré et perceptible pour le patient. C'est un dispositif
coûteux dans la mesure où il demande la présence de six à huit thérapeutes
pour un patient. Cet inconvénient est toutefois largement compensé par
son utilité sur le plan thérapeutique et sa puissante force mobilisatrice. Le
psychodrame est également un outil de formation d'un grand intérêt car
il permet de réunir au sein d'une seule équipe des psychanalystes
expérimentés et des thérapeutes débutants qui ont ainsi la possibilité de
partager leur vécu et leurs réflexions autour d'un même patient.
Résumé
L'article décrit le cadre du psychodrame psychanalytique et ses grandes
différences avec le cadre psychanalytique classique. La place du corps et des
perceptions visuelles permet de figurer le tiers quand celui-ci ne peut plus
être représenté.
Mots clés
Psychodrame psychanalytique -- cadre -- adolescence -- tiers
[1]Membre formateur de la Société suisse de psychanalyse. Adresse postale : Bd des Tranchées 44, 1206 Genève, Suisse. Adresse électronique : Francois.Ladame@unige.ch
[2]Ladame F, Perret-Catipovic M. Jeu, fantasmes et réalités. Le psychodrame psychanalytique à l'adolescence. Paris, Masson, 1998.