Revista Romana de Psihanaliza Publicatie a Societatii Romane de Psihanaliza,
Grup de Studiu IPA
RECHERCHE EN ET SUR LA PSYCHANALYSE,
VERTUS DU PROCESSUS, DESTINS DE LA CURE
Vera Şandor
[Psychanalyste, membre direct A.P.I., Bucarest]
Depuis un certain temps - je ne dis pas des années ou des décennies, puisque
il s'agit bien d'un des temps de la psychanalyse - d'une façon qui me
parait plus accentuée encore que pendant les premiers temps de la psychanalyse,
la communauté psychanalytique est presque en « collusion » avec
les changements de toutes sortes apportés par ce qu'on a déjà l'habitude
d'appeler la « globalisation ». Les nouvelles cultures, nouvelles exigences,
nouvelles technologies accomplissant des vieux fantasmes, les découvertes
scientifiques rendent réelles les fantasmes les plus « fou »; nouvelles
conceptions de la santé psychique favorisant les uns ou les autres des mécanismes
de défense, nouvelles techniques de guérison - d'origine asiatique
la plupart -, nouvelles techniques psychothérapeutiques dérives de plus
en plus courtes des techniques classique, sorte de « fast food » psychothérapeutique,
sont autant de provocations pour la recherche en psychanalyse
et la recherche sur la psychanalyse.
La psychanalyse est a la fois confrontée a la « nouvelle pathologie » (les
adaptations de la technique classique n'évoluant pas si vite que la réalité et
la demande l'imposeraient) et aux exigences imposées par la recherche sur
la psychanalyse alliée aux changements des fantasmes de guérison ou aux
« indicateurs » de santé et d'efficacité.
A ces nouvelles provocations, les analystes répondent avec des réponses
inévitablement partielles qui, pour des raisons diverses et complexes,
correspondent a la complexité de l' « objet » étudié, se constituent en
controverses.
Quelques controverses actuelles - devenues parfois des « modes » dans
des régions souvent lointaines des centres de recherche - ont suscité beaucoup
de passions et j'énumère:
– intrapsychique versus interpsychique
– « l'ici et maintenant » versus la « vision génétique »
– répétition/remémoration versus « réparation »
– traumatique versus économique / dynamique intrapsychique
– etc.
L'effort « d'objectiver » qui parait l'exigence du jour au moins dans la
recherche sur la psychanalyse, l'effort de « rendre compte » et/ou de communiquer
l'ineffable du sens se heurte implacablement et inévitablement
à des difficultés dont j'énumère ici quelques-unes:
– saisir ce qui pourrait être quantifiable et/ou qualifiables dans ce
qu'on appelle les « résultats »
– le choix des indicateurs à être pris en compte
– les difficultés issues de deux séries de témoignages : celles des analysants
et celles des analystes
– les difficultés issues des deux « séries complémentaires » de fantasmes
inconscients de la guérison, ceux des analystes et ceux des analysants,
fantasmes parfois en contamination, parfois en divergence,
parfois partageant le même mythe de Pygmalion avec sa dimension
de réparation narcissique en miroir
– les difficultés liées a « l'idéal thérapeutique » où on peut voir:
idéal thérapeutique médical souvent en contradiction avec le
processus de subjectivation comme but spécifique
représentation de la santé mentale caractéristique aux différentes
cultures et où on a l'habitude d'indiquer le modèle américain de
la « réussite dans la vie »
celui qui est spécifiquement psychanalytique, le seul qui ouvre la
possibilité de l'analyse métapsychologique des transformations
psychiques dans la cure, qui n'exclut pas le témoignage subjectif
du patient, transformations prises en compte depuis la formulations
par Freud des premières critères et limites dans « L'analyse
avec fin et l'analyse sans fin » : la guérison de surcroît
A première vue on peut regrouper les chercheurs d'après les options,
d'après le choix de privilégier la preuve possible, l'exigence « dure » avec
ses limites escamotable ou le choix d'assumer le plus possible l'indicible,
l'incommunicable, l'irreprésentable en quête de restitution de l'originaire
par l'analyste en position de mère traductrice, interprétative.
La majorité de la communauté psychanalytique est d'accord que la
recherche est implicite dans les cures, comme attitude qui favorise la
découverte, favorisant l'émergence du processus en même temps que la
« guérison » ou autrement dit favorisant le processus avec son potentiel
de guérison. La majorité est aussi d'accord que la recherche, implicite
dans la pratique ne pourrait être menée et conduite que par des psychanalystes.
On peut parler ici de - la recherche clinique, catamnestique, avec sa
bibliothèque d'exemples cliniques. On compte ici sur des témoignages
très connus, des deux cotes du cadre, divan et fauteuil.
Je cite ici les plus célèbres : « L'homme aux loup“, la recherche menée
par Paul Roasen, W.Granoff, M.Kahn, M.Little et beaucoup d'autres.
– la recherche conceptuelle, voie métapsychologique qui assume le
reproche de. Popper de retournement tautologique (le modèle guide la
pratique et la pratique permet de construire le modèle) mais qui essaye de
confronter le conceptuel avec le subjectif, la théorie de l'appareil psychique
avec les « sensations et les sentiments », esprit et corps...
La recherche conceptuelle, la voie métapsychologique ( idéal de recherche
déjà présent dans « L'esquisse » ) tente a définir les phénomènes -
transfert, contre transfert, régression, symptômes transitoires, etc.- les
composants techniques - interprétation, construction, cadre, technique
et phénomènes de fin d'analyse, etc.- les destins et les accidents de parcours,
les impasses et les bastions, la cure, le processus, les fantasmes, critères,
modèles de fin de cure, destin du processus au-delà du cadre, les transformations
psychiques dans la cure et au delà.
– la recherche d'un destin spécial de la cure : celui de devenir analyste
Dans le « Début du traitement » Freud avertit et décrit ce caractère du
processus psychique qui se déroule bien sur au delà du conscient, du contrôle « médical » de l'analyste investi comme « guérisseur » et qui est
donc différent du processus de la cure qui saisit une séquence a l'oeuvre: « Celui qui tente d'apprendre dans des livres le noble jeu d'échecs ne
tarde pas a découvrir que, seules les manoeuvres de début et de la fin permettent
de donner de ce jeu une description schématique complète, tandis
que son immense complexité, dès après le début de la partie, s'oppose a
toute description ». Plus loin Freud souligne encore la relative indépendance
du processus et aussi le relatif « pouvoir » de l'analyste (s'il
renonce au pouvoir de la suggestion, importante affirmation de Freud)
dans ce déroulement: « Certes, le médecin analyste peut beaucoup, mais sans être en mesure de
déterminer exactement ce qu'il arrivera a faire. Mettant en branle certain processus,
celui de la liquidation des refoulements, il surveille ce processus, est
capable d'en hâter le cours et de balayer les obstacles qui l'entravent comme
il risque aussi de le gêner. Mais en somme, une fois amorcé, le processus va
droit au chemin, sans que sa direction puisse être modifiée ou son cours
détourné et l'ordre des différentes étapes reste le même. Le pouvoir de l'analyste
sur les symptômes est en quelque sorte comparable a la puissance
sexuelle : l'homme le plus fort, capable de créer un enfant tout entier ne saurait
produire, dans l'organisme féminin, une tête, un bras, ou seulement une
jambe, il n'est pas capable de choisir le sexe de l'enfant. La seule chose qui lui
soit permise est de déclencher un processus extrêmement complexe, déterminé
par une série des phénomènes et qui aboutit à la séparation de l'enfant
d'avec sa mère, la névrose a, elle aussi, le caractère d'un organisme ; ses manifestations
ne sont pas indépendantes les unes des autres, elles se commandent,
coopèrent ; le sujet ne souffre jamais que d'une seule névrose, jamais de plusieurs
fortuitement combinées dans sa personne...Un médecin qui tient dans
la mesure du possible à ne pas devoir ses résultats à l'influence de la suggestion
( c'est-à-dire au transfert !) fera bien de renoncer aussi à la part de l'influence
sélective dont il pourrait peut être disposer »
On est proche de la position du mort attribuée par Lacan à l'analyste
dans une métaphore du jeu de bridge ( Lacan et Freud proches dans la
métaphore du fonctionnement de l'analyste ) et dans une position différente
de la sympathie de Ferenczi, de la contenance de Winnicott, de
l'identification projective et de l'élaboration interprétative consécutive.
Cette « distance » prouve l'évolution de la démarche thérapeutique et de
recherche en psychanalyse faite par les héritiers de l'oeuvre de Freud.
Si Freud nous indique que le processus psychique ouvert à l'oeuvre ne
coïncide pas entièrement avec le processus de la cure, dans le cadre il ne
renonce pourtant pas à se poser la question sur l'influence que le processus de la cure pourrait avoir sur le cours ultérieur de la santé mentale de
l'analysant.
Ce questionnement arrive naturellement après que Freud ait pu prendre
en compte quelques issues des cures conduites par lui. Ces issues préparent
la deuxième théorie de la pulsion, le « au delà du principes du plaisir
», marquent une étape qui dépasse l'idéalisation du processus et sont
concomitantes avec la réflexion sur la fin d'analyse: «...une autre question
d'un intérêt plus profond, celle de savoir s'il existe une fin naturelle a une analyse,
s'il est même possible de mener une analyse a une telle fin
La langue courante entre analystes semble favoriser une telle supposition...
Il faut tout d'abord s'accorder sur ce que l'on entend par l'expression à
plusieurs sens, « fin d'analyse ». En pratique il est facile de le dire, l'analyse
est terminée quand l'analyste et le patient ne se rencontrent plus pour l'heure
de travail analytique. Ils agiront ainsi quand deux conditions sont remplies ;
la première que le patient ne souffre plus de ses symptômes...et la seconde que
l'analyste juge...que l'on n'a pas a craindre la répétition des processus pathologiques
en question... L'autre signification de la fin d'une analyse est de loin
plus ambitieuse. En son nom la question se pose de savoir si l'influence exercée
sur le patient a été poussée si loin qu'on ne peut attendre de la poursuite
de l'analyse aucune modification ultérieure. Comme si l'on pouvait donc
atteindre par l'analyse un niveau de normalité psychique absolue... »
Cela signifie évidemment que toute fin d'analyse suppose des champs
de fonctionnement psychique qui restent en quelque sorte en dehors du
travail d'élaboration analytique mais gardent tout le potentiel de vie ou de
mort, de santé ou de maladie. A.Green qui cite aussi Cesar et Sara Botella,
Bion et Ogden, reprend la conclusion freudienne déjà du point de vue des
découvertes psychanalytiques faites depuis : « Plus le point de fixation est
précoce, plus la temporalité s'organise mal, plus l'intelligibilité du matériel
s'obscurcit, plus la mobilité psychique est chaotique et la compulsion de
répétition forte, plus l'inconscient parait opaque a l'interprétation »...
Cesar et Sara Botella ont défendu l'idée d'un processus d'inachèvement
pour toute analyse ratée ou réussie. On n'aurait donc affaire qu'aux processus
interrompus. Bion soutient une idée voisine .
Dans la vision freudienne que j'ai évoquée plus haut et qui représente
plutôt un idéal dès les débuts de la psychanalyse (idéalisation discutée par
A.Green et qui date d'avant la deuxième théorie de la pulsion) tout le processus
se passe dans l'analysant. Les recherches ultérieures, le développement
des théories sur la relation analytique et sur l'élargissement du spectre
d'application de la technique analytique sont comme sous-tendus par
cet idéal initial.
Dans ce sens le processus a, d'après Freud un moteur propre - déterminé
en grande partie par l'économie et la dynamique inconscientes mais
aussi des facteurs qui favorisent ou menacent la relation analytique - une
temporalité, envoie a une causalité relativement détectable dans la répétition,
le rêve, les souvenirs, la relation transférentielle et qui est subjective, difficile
à entrer dans une « liste des causes », et, a un but thérapeutique implicite.
Tout résultat de la recherche en psychanalyse n'est possible que dans
l'après coup et soumet à la fois une seule séquence a l'oeuvre de la logique
du vivant et du vécu. La recherche dans la psychanalyse si dans l'après coup
on cherche l'intelligibilité repose d'après D. Widlocher sur deux démarches
en relation dialectique : une logique du consensus et une logique du pluralisme
théorique.
Le processus de la cure a un caractère évanescent, ineffable mais non
moins actif dans la dynamique des conflits, des instances, des pulsions, de
l'économie de l'intrication/désintrication. C'est ce caractère évanescent que
j'essaye de faire passer dans l'écriture de deux séquences où il me semble
se montrer les destins de l'intervention interprétative dans la séance et au
delà du divan.
Tous les mots, concepts, souvenirs, images, même la mélodie de la
phrase, devrait être pris en compte dans la recherche sur ces séquences rapportées
dans l'après coup.
Sequence 1
C'est seulement avec lui que je peux être comme ça... et j'aime ça » ? Seulement
avec lui ? » ai-je demandé pour l'inviter à en dire plus, pour relancer l'association
difficile et de toute façon brusquement arrêtée comme elle m'avait
habituée déjà depuis longtemps. Je me posais des questions sur la nature de
cette nouvelle relation dont elle me parlait sans me parler. Etait-ce de nouveau
une relation symbiotique régressive et masochiste comme elle avait fait l'expérience
au début de son adolescence, était-elle de nouveau prisonnière d'une
identification projective dont elle avait le sulfureux souvenir de son fonctionnement
automatique presque sans défense, ou bien était-ce autre chose cette
fois... « Oui, seulement avec lui » me répond-elle irritée comme toujours
quand je la « comprenais » sans les mots et quand elle se déprimait brusquement
et ne parlait plus un certain temps ; le temps de faire taire sa colère.
Je la sens fatiguée et effrayée avec ce ton d'enfant têtu qui ne veut
qu'être laissé en paix. Un vécu transférentiel et régressif qui vient de remplacer
la dépression lourde des premiers temps.
« Comment vous vous sentez avec lui ? » me décidais-je à la questionner
un peu plus directement.
«Je ne sais pas » me répond –elle toujours avec le doute qui attaque la
perception de l'affect, l'annule...
« Je ne sais pas… gaie, un peu sadique, un peu cruelle... »
« Vous ne vous rappelez pas avoir déjà vécu ça, avoir été comme ça avec
d'autres personnes, jamais ? » je lui posais la question avec le souvenir très
clair des scènes de famille qu'elle m'avait racontées plusieurs fois avec des
grand plaisir, le même plaisir...
« A, oui, j'étais comme ça dans mon enfance avec mon frère et ma
mère...c'est comme ça qu'il me tarde d'être a nouveau...c'est incroyable...»
Je perçois son émotion, son plaisir d'être reliée a quelque chose d'ellemême,
un plaisir lointain, enfantin et qui parait perdu, le rare sentiment
de ce qu'on appelle l'authentique et qui fait partie du processus de subjectivation.
« Et moi qui croyait que cela dépend de celui avec lequel on est... »
Quelle question ! pensais–je avant de mettre fin a la séance.
A la séance suivante :
« J'ai gardé le lit tout le week-end... je suis grosse et vieille comme dit ma
mère... »
Je réalise et je sens qu'elle aussi se rend compte que ce mouvement
dépressif et la régression vers le moment de la puberté quand elle se sentait
vielle et grosse, ce mouvement est l'effet de la révélation - les retrouvailles
suivies immédiatement par la conscience de la perte de ce plaisir
infantile de fonctionnement en contrôle omnipotent, sadique, androgyne.
S'ouvre pour elle - non sans douleur, non sans deuil - la possibilité
de penser une existence de femme sans la paralysante douleur (nostalgie
inconsciente) d'avoir perdu le paradis de l'enfance où la différence des
sexes n'existait pas, et le frère pouvait être a la fois le mari de la mère et son
amoureux a elle... (Histoire de famille incestuelle et non pas fantasme
oedipien dans ce cas.)
Sequence 2
« Ne vous semble-t-il pas que cette relation ressemble beaucoup avec celle
que vous avez eu avec votre grande mère ? »
« J'y ai pensé moi aussi... oui, ça ressemble... »
« Et vous vous êtes proposée de lui RESISTER comme votre père vous
demandait quand il partait et vous laissait avec elle...? »
« Ah? oui, me répond-elle avec une surprise évidente... »
La révélation simultanée de la répétition et de l'introjection du commandement
paternel agissant en dehors de son contrôle la surprend.
Apres quelque temps elle me fait part de sa joie de réussir à poser des
limites dans une relation où elle se sentait captive, d'où elle ne pouvait ni
sortir, ni rester, ni rien comprendre. Cette dimension de la violence sous
la forme de limites à poser dans une relation lui provoque « des vertiges »
me dit-elle. « J'ai un sentiment d'étrangeté »
J'ajouterais que le changement économique provoqué par la prise en
compte de sa violence pourrait vraiment provoquer un vécu transitoire de
vertige, d'angoisse et/ou de plaisir nouveau...
J'ai présenté quelques séquences de ces cures, celles-ci parmi elles,
dans un cercle restreint avec bien sûr l'accord des patients, et j'ai reçu la
question suivante : « Comment sais/tu que c'est vrai ? »
Apres le moment d'étonnement passé et l'attente du consensus déçue,
je me suis rendue compte que c'est une vraie question pour la recherche
dans la psychanalyse et sur la psychanalyse mais qui, comme disait Charcot
« Ne l'empêche d'exister... »
Depuis j'ai trouvé une réponse possible donnée par W.R.Bion, réponse
qui ne ferme pas la question mais l'ouvre encore plus :
« Et je lui ai donné mon interprétation. Il a répondu : Oui, c'est vrai. Mais
qu'est-ce que vous avez mis du temps ! Maintenant la question est : quelle
preuve le patient me donnerait-il, et quelle preuve ai-je vue ou crue voir pour
fonder mon interprétation ? Que le patient dise « oui, c'est vrai » c'est parfait,
je le crois. Mais je ne sais toujours pas pourquoi il a pensé que c'était vrai ou
pourquoi c'était vrai. En réalité je ne sais pas ce qui prouve mon énoncé... »
Et plus loin encore :
« Il se peut que nous avons affaire à des choses si infimes qu'elles sont pratiquement
imperceptibles, et néanmoins si réelles qu'elles pourraient nous
détruire presque sans qu'on s'aperçoive. C'est ça le genre de zone où il nous
faut pénétrer »
BIBLIOGRAPHIE
BION, W.R.- La preuve & autres textes, Ithaque 2007.
S. FREUD - Le début du traitement dans La technique psychanalytique,
Bibliothèque de psychanalyse, PUF, 1953.
MONOGRAPHIE A.P.I - Freud aujourd'hui, Bibliothèque internationale de
psychanalyse, Analyse avec fin et l'analyse sans fin, Bayard Edition,
1994.
CANESTRI, J - Le concept de processus analytique et le travail de transformation,
dans RFP nr. 5/2004.
GREEN, A - L'idéalisation du processus et sa problématique véritable, dans
RFP nr. 5/2004.
GOLSE, B - Dictionnaire Internationale de la Psychanalyse, Calmann-
Lévy.
PERRON, R - La question de la recherche en psychanalyse, sur la psychanalyse,
dans Bulletin de la Société Psychanalytique de Paris, nr. 64/
2002.
WIDLOCHER, D - La place de la recherche clinique en psychanalyse, dans
RFP, numéros hors série sous la direction de André Green, Courants
de la psychanalyse contemporaine, PUF, 2001.
Moto: « Les intuitions sans les concepts sont aveugles ; les concepts sans l'intuition sont vides.»
(Kant)
« Voilà notre problème : comment devons nous présenter les Intuitions
aux concepts et les concepts aux intuitions ? Comment... Énoncer a
l'aide d'un discours conscient et rationnel une chose qui, de façon flagrante,
peut être mariée à un sentiment. Je pense parfois qu'un sentiment
est une des rares choses que les analystes ont le luxe de pouvoir
considérer comme un fait. Si les patients se sentent irrités, excités,
effrayés où n'importe quoi, nous pouvons au moins supposer qu'il
s'agit là d'un fait ; en revanche, dès qu'ils s'embarquent dans des théories...
nous ne pouvons plus distinguer le fait et la fiction. »